IMAGES ALEATOIRES

SAINTE BIBINE

Le garçon de café évolue dans un espace ouvert au public: le café. Il est, de part sa raison d'être, la personne qui fréquente le plus ce lieu, non pas d'aisances, mais aisé à trouver dans le sens où on trouve au moins un café dans presque chaque rue de la capitale. Quant au lieu d'aisance, il est à l'intérieur du café. Parfois, le garçon de café s'y rend.

ET POURQUOI ?

Sainte Bibine, patronne des loufiats, pardonnez-nous nos péchés, priez et buvez pour nous !

W3C

  • Flux RSS des articles

Monsieur Raoul

Lundi 8 janvier 2007 1 08 /01 /2007 09:56

Dans son ouvrage "De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité" - livre que je n'ai pas lu et que je ne lirai jamais - Lacan ne parle t-il pas des garçons de café ? Peut-être, me direz-vous et vous avez raison.

Dans cette brillante introduction que je me flatte, de la main gauche, d'avoir stylisé dans le souci et le confort visuel d'improbables lecteurs sur ce réseau tentaculaire qui relie des âmes errantes à la recherche d'un sujet d'intérêt, comme le garçon de café, j'appréhende votre curiosité maladive - qui a peut-être (encore une supposition) pour origine un viol intra-utérin ou un dysfonctionnement organique de la vésicule biliaire - rejoignant la mienne dans un élan de fraternité internetien (le tien c'est le mien) pour continuer à communiquer avec cette régle d'or à ne pas détabouïser (formation du verbe à partir du mot tabou, boite de nuit aujourd'hui disparu, où Boris Vian et ses amis s'amusaient) : le souci de la clarté, la compréhension pour objectif et bien entendu, la qualité du service.

Le sujet étant clos, je vous invite à vous lever, à faire quelques mouvements de gymnastique autour de votre ordinateur - pour les plus feignants à se gratter l'oreille ou le fondement - et à entamer une série d'exercices intellectuels visant à mobiliser votre masse cérébrale  et à balancer cette dernière dans un mouvement de pendule gasconne. Attention ! A ne pas confondre avec un coucou alsacien au risque de donner un coup de tête à votre ordinateur. Si au bout de dix minutes, vous entendez le ressac des vagues, tout va bien. Dans le cas contraire, vous devez être à marée basse et alors, alors continuez jusqu'à ce que la mer monte en vous. Ne vous inquiétez pas les risque de noyade sont fort rares.    

Par Docteur Raoul - Publié dans : Monsieur Raoul
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /2007 20:30
    Dans une interview exclusive, Monsieur Jacques L. nous avoue sa consternation après l'annonce du verdict prononcé par un tribunal constitué d'êtres anonymes "J'ai travaillé toute ma vie depuis l'âge de quinze ans, j'ai été marié une fois, je paye mes impôts, je vole certes, mais qui ne le fais pas ? Je ne peux pas admettre une telle injustice, je ne mérites pas ça. C'est injuste, on vit vraiment dans une société de merde !".
    Ayant dépassé l'âge de la retraite depuis cinq ans, Jacques L., garçon de café dans une brasserie parisienne, estime avoir le droit de travailler jusqu'à ce que mort s'en suive. "Je veux pas regarder la télévision tous les soirs et manger des merguez dans mon jardin le week-end avec mes amis, surtout que des amis, j'en ai pas. La liberté, j'en ai rien à foutre !". Le tribunal  a rejeté son appel.  Jacques L. sera donc condamner à une peine  incompressible de trente ans de liberté, avec obligation de vivre comme un rat libre pendant le temps de sa retraite. Après, le temps fera son travail. Ou avant, c'est selon.
Par Monsieur Henri - Publié dans : Monsieur Raoul
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /2007 16:45

    L'épreuve de supprimer de votre esprit les idées reçues que l'on vous aura inculqué depuis votre tendre enfance reléve de l'impossible. Enfin presque. En effet - et cet effet est radical - une méthode définitive existe : le suicide.

    Pour ceux qui résistent à penser que demain ne sera pas vain, un autre moyen demeure pour rester en vie en attendant la mort : la lobotomie à titre expérimental. Qu'est-ce ? crus-je entendre, et bien voilà... Nous arrivons enfin au coeur du sujet bien qu'il s'agisse de la tête.
    Prenez un tire-bouchon - un modèle courant acheté dans une grande surface fera parfaitement l'affaire - enfoncez-le dans la tempe gauche d'un garçon de café, si vous en avez un sous la main sinon essayez sur vous-même,  et retirez 500 grammes  de cervelle que vous déposerez délicatement dans une casserole en cuivre. Ajoutez un bouquet garni, un verre de xéres, du sel, du poivre et  quelques clous de girofle.  Portez à ébullition. Si quelques pensées s'échappent de la casserole, étouffez-les en  les recouvrant d'un torchon mouillé. Quand vous en avez marre, retirez du feu, c'est prêt.  Accompagnez  le plat de ce que vous voulez avec une bouteille de Croze-Hermitage. Bon appétit.

Par monsieur Raoul - Publié dans : Monsieur Raoul
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /2007 01:28
    Voilà. La viande animale n'était plus. Le dernier poulet avait rendu l'âme causant la mort de plus de cinquante personnes qui s'étaient entretués pour le bouffer.
    Au Maryland, boulevard de la victoire, le garçon de café avait nappé toutes les tables de la terrasse dés dix heures trente. Le soleil semblait vouloir éclairer de ses rayons les faces mornes des passants. L'astre tint ses promesses et aux environs de midi trente une dizaine de clients armés de couteaux arrivèrent.  Ils se jetèrent sur le garçon de café et le dépecèrent en moins d'un rien de temps. Puis, le patron lui-même, un homme grand et sec, apporta un petit lance flamme pour cuire la viande. Il revint pour servir les boissons. A la fin du déjeuner, il promit  aux habitués un nouveau garçon pour le lendemain. Les clients réglèrent leur addition et, satisfaits, ils quittèrent l'établissement, comme à leur accoutumée vers deux heures de l'après midi, pour retourner à leurs bureaux.
Par monsieur Raoul - Publié dans : Monsieur Raoul
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 31 mars 2007 6 31 /03 /2007 23:01
    Garçon de café ! Ne te lèves pas ! Ne bouges pas ! Restes croupi dans ta bassesse. Tu peux crever dans ta quintessence ordurière et obéir comme un chien à ton patron, pauvre sous-merde ! Tu ne changeras jamais. Tu te traineras jusqu'à la retraite, si tu y arrives, dans l'avilissement car tel est ta nature ! Soumis, servile. Sans rien voir, sans penser, c'est tellement plus facile. J'ai même connu un garçon de café qui préférait travailler sans cesse pour moins souffrir... Les garçons passent, la bassesse reste.   
Par monsieur karl Marre - Publié dans : Monsieur Raoul
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /2007 00:45
    Ca marche à tous les coups. L'être humain n'aime que deux choses - certains diront trois, mais c'est pas certain - le pouvoir et son avatar, l'argent, et le cul. Voilà. Mais, et les garçons de café? me demande un écho lointain, résurgence d'une interrogation tout aussi profonde que l'oubli de ce souvenir. Et bien, oui. La vérité est qu'ils sont comme tout le monde.  Les garçons de café, n'est-ce pas?  Cet aspect étant éclairci, il convient maintenant de recouvrir d'un voile sombre,  la pratique solitaire de cet exercice en vous serrant la main qu'il me reste de disponible.
Par Professeur Henri - Publié dans : Monsieur Raoul
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /2007 17:10
    Il y a 4,5 milliards d'années  la terre s'est formée et  gigote depuis autour du soleil qui lui-même gigote dans une espèce de voie dite "lactée"  pour on ne sait quelle raison alors que les cent milliards d'individus qui ont gigoté de la vie à la mort sur cette terre avant de trépasser non trouver ni la raison ni la voie. Autrement ça se saurait, non ? Dans ce dédale absurde et infini, entre toutes ces tranches de gigots trépanés, il nous reste Bach, De Gaulle, Le Greco, Cervantes et quelques autres pour redonner du goût à la viande. Le Général, certes, on peut le retirer des recettes de cuisine, si les gens n'aiment pas son haleine et son allure de longue asperge.
    - Enfin, c'est cuit me dit Robert , en retirant le gigot du four.
Robert, c'est mon copain, il est garçon de café dans un célèbre - Sartre y venait - café de Saint Germain des Prés. Quand nos jours de repos coïncident, on bouffe ensemble, souvent on termine bourré comme deux cons. Et puis merde.
Par Professeur Henri - Publié dans : Monsieur Raoul
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 29 avril 2007 7 29 /04 /2007 21:11
paris-2035.jpg

En ce temps-là, les mangroves poussaient à Paris à tous les coins de rues. Une douce lumière post-nucléaire imprégnait les restes de cette ville qui fût jadis capitale de ce pays avant d’être rasé et annexé par l’empire du Mal.

La température avoisinait les 38° degrés, la norme saisonnière pour ce mois de janvier et le plus doux de l’année qui comptait désormais 13 mois. Les représentants civils et militaires de la puissance occupante et quelques rares touristes appréciaient cette douceur pour visiter les ruines de l’ancienne capitale en se fendant la gueule de voir ce qu’était devenue la ville des lumières : le vestige de l’ancienne arrogance d’une puissance intermédiaire occidentale métamorphosée en amas de ferrailles et de pierres

Au café Denfer, dans l’ancien quinzième arrondissement, face au squelette de la Tour Eiffel, détruite en 2015 par un Boeing 747 piraté par un commando suicide, un client s’installa en terrasse, au milieu des détritus. Il appuya sur un bouton de la table. Un androïde de la nouvelle génération, vêtu de blanc et de noir comme les traditionnels garçons de café parisiens, surgit de l’intérieur du café et vint prendre la commande.

- Qu’est-ce qui boit ? demanda le robot.

- Un tube de Voltarel, sac à merde aboya le client.

- Sac à merde toi-même répondit l’androïde programmé pour faire face à toutes les situations, y compris exécuter les clients récalcitrants d’une décharge électrique de 100 000 volts.

L’androïde revint avec le tube de Voltarel, un puissant hallucinogène, très à la mode parmi les employés de bureau, et un verre d’eau. Le client avala deux comprimés avec un peu d’eau. Le Voltarel fit son effet sur l’employé de bureau peu de temps après son administration. Complètement halluciné, le client crût se réveiller en 2008, au même endroit, alors qu’il venait juste de sortir de son bureau, pas loin du métro Bir-Hakeim.

- Qu’est-ce qui boit ? demanda le garçon de café.

- Un Coca-cola, Raoul répondit sans regarder le client.

- Raoul toi-même murmura le loufiat, Raoul est un autre, moi c’est Raymond.

Par monsieur Henri Kohainne - Publié dans : Monsieur Raoul
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /2007 21:55
-      menottes-copie.jpg   
 

-    Vends collection complète Télé 7 jours du n°1 au 214001, cause double emploi et suicide. Référence 69582 

-    Perdu  ouvre-boite, cadeau de mariage, forte récompense. Référence 45982. 

-          Vieux serveur alcoolique cherche maison de repos avec un comptoir en zinc pour boire en attendant la mort. Référence 25741. 

-     Etron sur pattes ayant arpenté moult terrasses parisiennes, un plateau à la main, cherche âme sœur pour conchier en elle. Référence 51489.  

-          Boire et baiser. Référence 458785. 

-          Je cherche un(e) ami(e). Référence 47522.

-     Garçon de café usagé vend ses mémoires au plus offrant. Non sérieux et agences s’abstenir. Référence 41782.

-     Vends cause impuissance  gilet garçon de café, ceinture en cuir, trois godemichés en bon état, une paire de chaussure noir taille 55, un fouet birman, un masque en latex pour usage en club échangiste belge et une tondeuse à gazon et à main. Référence 452113. 

      -         Les messages seront transmis du site à leur annonceur. Référence 45844.

 

           

 

  

Par monsieur Paul - Publié dans : Monsieur Raoul
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /2007 10:05
Paul.jpg
    Que pourrait-on dire de cet homme ? Pas grand chose. Capable de rien et surtout du pire, il devint à l'âge de 18 ans garçon de café et le resta pendant 40 ans. Usé par l'absurdité de son existence à servir des gens qu'il ne connaissait même pas, incapable de la moindre pensée, fragilisé par l'ambiguïté de ses choix sexuels - il était PD et ne le savait même pas - alcoolique par la force des choses, seul en désespoir de cause, digne d'un veau français qu'on méne à l'abattoir, le dénommé Paul, garçon de café plutôt bavard, changea brusquement d'attitude un matin, alors qu'il sortait les guéridons de la terrasse, boulevard Pierre Laval, 75007 Paris. Sans que l'on connaisse la raison de cet acte de folie, il s'enferma dans son silence et n'en sortit que pour se taire. Deux ans après, il mourût.
Par monsieur Paul - Publié dans : Monsieur Raoul - Communauté : Humour de tout genre
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés