Vendredi 8 février 2008
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Depuis un an, la SLC (Société de Location de Costumes), basée à Nanterre, propose des locations de peau humaine à des tarifs forts compétitifs.
Ainsi, vous pourrez pour 24 heures maximum - il existe un danger au-delà de ce temps de rester coller à cette nouvelle peau - revétir la peau d'un policier, d'une femme au foyer, d'un président
de la République ou encore d'un garçon de café et ressentir toutes les sensations qui accompagnent le port d'une nouvelle enveloppe sociale. En exclusivité pour www.garcondecafe.com nous avons
rencontré André J. Jacaub, 68 ans, qui a tenté l'expérience pour se sentir un autre.
- Alors, Monsieur André J. Jacaub, comment vous sentez-vous après cette expérience ?
- Pas très bien, j'ai mal au cul...
- Enfin, précisez, racontez-nous, revétir la peau de quelqu'un d'autre ! ça doit secouer les entrailles !
- En effet, j'en suis encore malade. J'avais endossé la peau d'un garçon de café alcoolique et depuis j'arrive plus à arrêter de boire.
- Les effets secondaires, peut-être...
- Ouais, c'est ce que m'a dit la SLC. Alors, j'ai recommencé l'expérience et j'ai enfilé la peau d'une prostituée albanaise et bien que l'expérience soit fini depuis une semaine des types
m'appellent pour des passes. Rendez-vous compte, à mon âge ! A 68 ans ! Un mac serbo-croate est venu chez moi et m'a menacé de me tuer si je retourne pas sur le périph faire la putain. Je lui ai
dis "mais enfin je m'appelle André J. Jacaub, qu'est-ce que c'est que ce bordel !". Le yougo, il a dit "T'as pris la peau de la pute, tu la remplaces, et apportes-moi un café". Ce con, il
me prenait aussi pour un garçon de café. Garçon de café et pute, les deux à la fois !
- Et, qu'est-ce que vous avez fait, alors, Monsieur André J.Jacaub ?
- A mon âge, on évite les problèmes, n'est-ce pas, j'ai obéi. Je travaille porte de la Chapelle, tous les soirs et le week-end je bosse dans un restaurant portugais. Avec ce que me laisse
Iovanovic, mon mac, je me suis acheté une télé écran plan. Oh, vous savez, je me plains pas, il me protége bien, c'est comme un manteau...
Par monsieur Paul
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