IMAGES ALEATOIRES

SAINTE BIBINE

Le garçon de café évolue dans un espace ouvert au public: le café. Il est, de part sa raison d'être, la personne qui fréquente le plus ce lieu, non pas d'aisances, mais aisé à trouver dans le sens où on trouve au moins un café dans presque chaque rue de la capitale. Quant au lieu d'aisance, il est à l'intérieur du café. Parfois, le garçon de café s'y rend.

ET POURQUOI ?

Sainte Bibine, patronne des loufiats, pardonnez-nous nos péchés, priez et buvez pour nous !

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Mardi 3 juillet 2007 2 03 /07 /2007 17:53
    visites-copie.jpg Ensemble, ils étaient partis à la conquête de la France. François Borland et  Sacrolaine Roihalle ont pourtant dû accepter ce qui sautait aux yeux : ils ne pouvaient plus se voir et durent se séparer après vingt ans de vie commune. Et pourtant quel chemin accompli ! Partis de rien pour arriver nul part ! Lui, Borland, débuta comme garçon de café avant de se mettre à son compte en achetant une petite affaire rue Solférino, à Paris, et elle, Roihalle, commença comme serveuse après être sorti de la prestigieuse école ENAR (Ecole Nationale des Admis à travailler dans la Restauration) et fût embauchée au restaurant Chez François dans le 8ème arrondissement parisien avant de devenir gérante de l'établissement pour on ne sait quel raison car il faut le dire, elle était nulle. Ni aimable, ni efficace, ni rapide, ni intelligente elle forma avec Borland, ce bon gros garçon joufflu, un couple idéal. Ensemble, ils ouvrirent leur premier restaurant puis cinq ans après, un deuxième et un troisième... Le succés de leur réussite tenait à faire passer du surgelé pour du frais et à prendre les gens pour des cons. Et ça marchait ! Les clients n'y voyaient que du feu, ils n'avaient pas de palais de toute façon. Pauvre France ! Ils pensérent alors créer une franchise pour devenir un puissant groupe de la restauration traditionnelle française. Leur premier déboire vint du guide Machelin qui se rendit compte de la supercherie après leur avoir accordé durant cinq ans trois étoiles pour leur restaurant Chez Jaurés à Courbevoie. Et pour cause ! Le jour de la venue de Pierre Machelin, le créateur du guide et l'inventeur des chaussures à crampons pour garçons de cafés, un serveur passablement éméché apporta en effet le Tournedos Bellini, une soi-disante spécialité de la maison, dans son emballage aluminium d'origine indiquant également la provenance, la Chine, bien entendu. Le vin, lui, ne l'était pas chinois, mais roumain si.  Bon, bref, Machelin alerta la presse, les clients désertérent leurs restaurants, et la semaine suivante, Roihalle, à moitié saoule, perdit au poker une forte somme d'argent. Borland, quant à lui, se fit surprendre par sa femme en train de sauter une jeune serveuse d'origine banlieusarde à qui il avait promis un sac Louis Buitton pour qu'elle joue les grandes dames qu'elle servait par ailleurs toute la journée. Puis vinrent les hostilités entre eux deux, les emmerdes, lui baisant à droite, à gauche, et elle perdant au change comme au figuré et au casino aussi. Alors ils se séparérent et eurent droit à un article dans France-soir - si, si, ça existe encore - pour une sombre histoire de fait divers. D'un cendrier lancée dans la gueule de Sacrolaine, quelque chose comme ça.
Par monsieur Henri Kohainne - Publié dans : Monsieur Paul - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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