IMAGES ALEATOIRES

SAINTE BIBINE

Le garçon de café évolue dans un espace ouvert au public: le café. Il est, de part sa raison d'être, la personne qui fréquente le plus ce lieu, non pas d'aisances, mais aisé à trouver dans le sens où on trouve au moins un café dans presque chaque rue de la capitale. Quant au lieu d'aisance, il est à l'intérieur du café. Parfois, le garçon de café s'y rend.

ET POURQUOI ?

Sainte Bibine, patronne des loufiats, pardonnez-nous nos péchés, priez et buvez pour nous !

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Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /2007 09:46
    C’était une fête et elle s’annonçait ratée avant d’avoir commencée. Et pour cause. Trois garçons de café alcooliques, bêtes et méchants, dévorés par la solitude, décidèrent de solutionner leur inexorable claustration mentale qui les maintenait hors de la société, bien que travaillant dans un lieu social par excellence, un café, et donc, ces trois têtes de con ne trouvèrent rien de mieux que d’organiser une fête pour faire comme tout le monde. Mais ils n’étaient pas tout le monde. Ils étaient pires. Surenchérissant dans le mensonge et la mythomanie propre à cette profession, ils se promirent mutuellement d’inviter une quantité astronomique d’amis et surtout de salopes bien élevées et bien roulées prêtes à se soumettre à tous les phantasmes de poivrots de comptoir. Ils se préparèrent psychologiquement pour le grand jour, prévu un samedi soir à la salle de fête de Châteauroux, et arrêtent de se branler pendant une semaine pour être fin prêt. Et il advint ce qui devait arriver : il ne vint personne à leur fête sinon un arabe à moitié bourré qu’ils expulsèrent manu militari de leur salle de fête. Alors, ils se saoulèrent comme tous les samedis soirs, vomirent un peu plus que d’habitude et le plus jeune des loufiats, pour faire plaisir à ses collégues, accepta de sucer les deux autres avec la condition sine qua none que ça reste un secret. D’accord répondirent-ils en hoquetant mais la semaine prochaine tu mets des bas s'il te plait Daniel. Finalement les trois garçons de café devinrent vraiment amis. Et la vie n’était désormais plus si triste à Châteauroux.
Par monsieur Paul - Publié dans : Monsieur Paul - Communauté : Humour Noir
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Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /2007 10:05
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    Que pourrait-on dire de cet homme ? Pas grand chose. Capable de rien et surtout du pire, il devint à l'âge de 18 ans garçon de café et le resta pendant 40 ans. Usé par l'absurdité de son existence à servir des gens qu'il ne connaissait même pas, incapable de la moindre pensée, fragilisé par l'ambiguïté de ses choix sexuels - il était PD et ne le savait même pas - alcoolique par la force des choses, seul en désespoir de cause, digne d'un veau français qu'on méne à l'abattoir, le dénommé Paul, garçon de café plutôt bavard, changea brusquement d'attitude un matin, alors qu'il sortait les guéridons de la terrasse, boulevard Pierre Laval, 75007 Paris. Sans que l'on connaisse la raison de cet acte de folie, il s'enferma dans son silence et n'en sortit que pour se taire. Deux ans après, il mourût.
Par monsieur Paul - Publié dans : Monsieur Raoul - Communauté : Humour de tout genre
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Samedi 19 mai 2007 6 19 /05 /2007 19:37
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Suite aux décisions prises à l'unanimité lors du XXéme congrés du CNGC (Congrés national des garçons de café), il a été donné l'ordre de défilé, avec un drapeau américain, à tous les garçons de café français pour honorer la mémoire de Guy Georges, garçon de café mort pour rien. Rappelons-nous ! Ce pauvre con, fusillé par les nazis à la veille de la libération de Paris en 1944, était-il un héros national ? Un combattant de la liberté ? Et bien, non. Tout le contraire, une serpillére , un trou du cul, un lâche, un veau comme tous les autres français. Mais, qu'importe... Souvenons-nous ! Ce garçon de café fût abattu à la place d'un autre, Georges Guy, coordonnier de profession et enculeur de nazis, dans tous les sens du terme, mais également membre du groupe RER (ruade et résistance) qui sema le désordre au sein des lignes ennemis mais pas seulement. Guy Georges, et non pas Georges Guy, le coordonnier bicéphale, incarne, à travers sa médiocrité existentielle et la malchance qui lui voulût d'être fusillé à la place de son homonyme, le serveur qui sommeille en nous comme Lacan, à moins que ce soit Freud ou un autre, le dit si bien dans un livre dont j'ai oublié le titre. Enfant abandonné à la naissance et laissé pour mort dans un caniveau, un jour de pluie, sa vie s'écoula sur un flot d'immondices d'une mort presque certaine à une mort qui s'avéra, en ce jour fatidique du 12 août 1944, certaine. Et définitive. Sa biographie, sans intérêt, nous apprend qu'il n'a jamais été photographié, si si, et qu'il devint commis de salle à l'âge de 16 ans au Lion de Belfort à Courbevoie. Au moment de devenir garçon de café confirmé, deux ans plus tard, sa carriére fût interrompu par une salve de fusils allemands qui lui déchiqueta les entrailles. N'oublions jamais Georges Guy et la qualité de sa prestation, fusillé avec un plateau rempli de boissons et qui ne tomba à terre, dans un fracas de verres cassés, que bien après la mort du serveur. Bizarre, non ?
Par monsieur Paul - Publié dans : Monsieur Paul - Communauté : Humour de tout genre
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Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /2007 21:55
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-    Vends collection complète Télé 7 jours du n°1 au 214001, cause double emploi et suicide. Référence 69582 

-    Perdu  ouvre-boite, cadeau de mariage, forte récompense. Référence 45982. 

-          Vieux serveur alcoolique cherche maison de repos avec un comptoir en zinc pour boire en attendant la mort. Référence 25741. 

-     Etron sur pattes ayant arpenté moult terrasses parisiennes, un plateau à la main, cherche âme sœur pour conchier en elle. Référence 51489.  

-          Boire et baiser. Référence 458785. 

-          Je cherche un(e) ami(e). Référence 47522.

-     Garçon de café usagé vend ses mémoires au plus offrant. Non sérieux et agences s’abstenir. Référence 41782.

-     Vends cause impuissance  gilet garçon de café, ceinture en cuir, trois godemichés en bon état, une paire de chaussure noir taille 55, un fouet birman, un masque en latex pour usage en club échangiste belge et une tondeuse à gazon et à main. Référence 452113. 

      -         Les messages seront transmis du site à leur annonceur. Référence 45844.

 

           

 

  

Par monsieur Paul - Publié dans : Monsieur Raoul
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Dimanche 29 avril 2007 7 29 /04 /2007 21:11
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En ce temps-là, les mangroves poussaient à Paris à tous les coins de rues. Une douce lumière post-nucléaire imprégnait les restes de cette ville qui fût jadis capitale de ce pays avant d’être rasé et annexé par l’empire du Mal.

La température avoisinait les 38° degrés, la norme saisonnière pour ce mois de janvier et le plus doux de l’année qui comptait désormais 13 mois. Les représentants civils et militaires de la puissance occupante et quelques rares touristes appréciaient cette douceur pour visiter les ruines de l’ancienne capitale en se fendant la gueule de voir ce qu’était devenue la ville des lumières : le vestige de l’ancienne arrogance d’une puissance intermédiaire occidentale métamorphosée en amas de ferrailles et de pierres

Au café Denfer, dans l’ancien quinzième arrondissement, face au squelette de la Tour Eiffel, détruite en 2015 par un Boeing 747 piraté par un commando suicide, un client s’installa en terrasse, au milieu des détritus. Il appuya sur un bouton de la table. Un androïde de la nouvelle génération, vêtu de blanc et de noir comme les traditionnels garçons de café parisiens, surgit de l’intérieur du café et vint prendre la commande.

- Qu’est-ce qui boit ? demanda le robot.

- Un tube de Voltarel, sac à merde aboya le client.

- Sac à merde toi-même répondit l’androïde programmé pour faire face à toutes les situations, y compris exécuter les clients récalcitrants d’une décharge électrique de 100 000 volts.

L’androïde revint avec le tube de Voltarel, un puissant hallucinogène, très à la mode parmi les employés de bureau, et un verre d’eau. Le client avala deux comprimés avec un peu d’eau. Le Voltarel fit son effet sur l’employé de bureau peu de temps après son administration. Complètement halluciné, le client crût se réveiller en 2008, au même endroit, alors qu’il venait juste de sortir de son bureau, pas loin du métro Bir-Hakeim.

- Qu’est-ce qui boit ? demanda le garçon de café.

- Un Coca-cola, Raoul répondit sans regarder le client.

- Raoul toi-même murmura le loufiat, Raoul est un autre, moi c’est Raymond.

Par monsieur Henri Kohainne - Publié dans : Monsieur Raoul
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Dimanche 22 avril 2007 7 22 /04 /2007 20:38

Les clients du café du Commerce ne buvaient plus que deux genres de boissons, de la biére et du Coca-cola. Le patron avait fait son deuil du café, des sachets de thé, des sodas, du pinard, des apéritifs et également du viandox. Plus rien ne se vendait à part la boisson d'origine outre-atlantique qui faisait roter et la boisson fermentée qui rendaient plus cons ceux qui avaient une aptitude - innée comme la pédophilie et la tendance au suicide - à la connerie. Le garçon de café s'approchait des clients, ne disait plus ni bonjour, ni "qu'est-ce qui boit ?", ni merde sinon "Coca ou biére ?", puis il rapportait les boissons et encaissait les consommations. Mais, un jour... un jour, un client vint s'accouder au comptoir du bar du Commerce et commanda un verre de vin blanc. Le garçon derriére le comptoir fit mine de ne pas l'entendre et dit "Coca ou biére ?". Le client insista et répéta son désir de vin blanc. Enfin, le garçon, contrarié, avoua son impuissance et dit 'Y en a pas". "Et du Bayrou, vous en avez ?" demanda le client en se tripotant les couilles. Alors, le garçon se fâcha pour de bon "Mais puisque je vous dis, qu'on vend que du coca et de la biére, les gens y veulent rien d'autre, ni café, ni viandox, ni bayrou ! Vous comprenez, oui ou merde ?". Le client pissa contre le comptoir et sortit du bar sans aller au deuxième café, faire un tour pour rien.

Par monsieur Henri Kohaine - Publié dans : Monsieur Paul
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Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /2007 17:10
    Il y a 4,5 milliards d'années  la terre s'est formée et  gigote depuis autour du soleil qui lui-même gigote dans une espèce de voie dite "lactée"  pour on ne sait quelle raison alors que les cent milliards d'individus qui ont gigoté de la vie à la mort sur cette terre avant de trépasser non trouver ni la raison ni la voie. Autrement ça se saurait, non ? Dans ce dédale absurde et infini, entre toutes ces tranches de gigots trépanés, il nous reste Bach, De Gaulle, Le Greco, Cervantes et quelques autres pour redonner du goût à la viande. Le Général, certes, on peut le retirer des recettes de cuisine, si les gens n'aiment pas son haleine et son allure de longue asperge.
    - Enfin, c'est cuit me dit Robert , en retirant le gigot du four.
Robert, c'est mon copain, il est garçon de café dans un célèbre - Sartre y venait - café de Saint Germain des Prés. Quand nos jours de repos coïncident, on bouffe ensemble, souvent on termine bourré comme deux cons. Et puis merde.
Par Professeur Henri - Publié dans : Monsieur Raoul
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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /2007 00:45
    Ca marche à tous les coups. L'être humain n'aime que deux choses - certains diront trois, mais c'est pas certain - le pouvoir et son avatar, l'argent, et le cul. Voilà. Mais, et les garçons de café? me demande un écho lointain, résurgence d'une interrogation tout aussi profonde que l'oubli de ce souvenir. Et bien, oui. La vérité est qu'ils sont comme tout le monde.  Les garçons de café, n'est-ce pas?  Cet aspect étant éclairci, il convient maintenant de recouvrir d'un voile sombre,  la pratique solitaire de cet exercice en vous serrant la main qu'il me reste de disponible.
Par Professeur Henri - Publié dans : Monsieur Raoul
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Samedi 31 mars 2007 6 31 /03 /2007 23:01
    Garçon de café ! Ne te lèves pas ! Ne bouges pas ! Restes croupi dans ta bassesse. Tu peux crever dans ta quintessence ordurière et obéir comme un chien à ton patron, pauvre sous-merde ! Tu ne changeras jamais. Tu te traineras jusqu'à la retraite, si tu y arrives, dans l'avilissement car tel est ta nature ! Soumis, servile. Sans rien voir, sans penser, c'est tellement plus facile. J'ai même connu un garçon de café qui préférait travailler sans cesse pour moins souffrir... Les garçons passent, la bassesse reste.   
Par monsieur karl Marre - Publié dans : Monsieur Raoul
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Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /2007 09:42
    - Le comptoir, c'est le parloir de Dieu affirma le barman en posant un demi sur le zinc.
    - Et combien ça coute de parler à Dieu demanda le client, un employé de la société Vinci.
    - Deux euros vingt, seulement.
Par monsieur Saint pierre - Publié dans : Monsieur Paul
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